Identification

Numero CAS

141112-29-0

Nom scientifique (FR)

Isoxaflutole

Nom scientifique (EN)

(5-cyclopropyl-1,2-oxazol-4-yl)-[2-methylsulfonyl-4-(trifluoromethyl)phenyl]methanone

Autres dénominations scientifiques (FR)

(5-Cyclopropyl-1,2-oxazol-4-yl)[2-(méthylsulfonyl)-4-(trifluorométhyl)phényl]méthanone

Autres dénominations scientifiques (Autre langues)

5-cyclopropyl-4-(2-methylsulfonyl-4-trifluoromethyl-benzoyl)-isoxazole ; 5-cyclopropyl-4-[2-methanesulfonyl-4-(trifluoromethyl)benzoyl]-1,2-oxazole ; Methanone, (5-cyclopropyl-4-isoxazolyl)[2-(methylsulfonyl)-4-(trifluoromethyl)phenyl]- ; 5-ciclopropil-1,2-ossazol-4-il α,α,α-trifluoro-2-mesil-p-tolil chetone ; 5-ciclopropil-1,2-oxazol-4-il α,α,α-trifluor-2-mesil-p-tolil cetona ; 5-Cyclopropyl-1,2-oxazol-4-yl α,α,α-trifluor-2-mesyl-p-tolyl keton ; 5-cyclopropyl-1,2-oxazol-4-yl α,α,α-trifluoro-2-mesyl-p-tolyl keton ; Isoxaflutole ; isoxaflutole ; isoxaflutolo

Code EC

Code SANDRE

Numéro CIPAC

Formule chimique brute

\(\ce{ C15H12F3NO4S }\)

Code InChlKey

OYIKARCXOQLFHF-UHFFFAOYSA-N

Code SMILES

C1=NOC(C2CC2)=C1C(=O)c3ccc(C(F)(F)F)cc3S(=O)(=O)C

Classement transport

Classification CLP

Type de classification

Harmonisée

ATP insertion

CLP00/ATP07

Description de la classification

Classification harmonisée selon réglement 1272/2008 ou CLP

Mentions de danger
Mention du danger - Code H361d
Mention du danger - Texte Susceptible de nuire au fœtus.
Classe(s) de dangers Toxicité pour la reproduction
Libellé UE du danger -
Limites de concentration spécifique -
Facteur M M=10
M(Chronic)=100
Estimation de toxicité aigüe -
Fiche ECHA

Méthodes analytiques

Introduction

Air

Eau

Sol

Autres milieux

Programmes

Généralités

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) 2.32 - Expérimentation FOOTPRINT
Ceci est un aperçu

Ce tableau comporte un trop grand nombre d'entrées pour permettre son affichage complet. Pour un affichage complet, utilisez l'une des options ci-dessus.

Matrices

Atmosphère

Milieu eau douce

VGE/NQE Importer

Volatilisation :

La constante de Henry (2,38.10-8 à 20°C) suggère que l'isoxaflutole est faiblement volatile. (PPDB, 2014)

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

VGE/NQE Importer

Adsorption :

Avec un Koc compris entre 93 et 131, l'isoxaflutol s'adsorbe faiblement sur les particules solides, la moyenne de 112 est retenue pour l'élaboration de cette fiche.

Les valeurs du Koc (124-160 L/Kg) indiquent que la substance a une mobilité modérée.
(Beltràn E, 2003 PPDB, 2014)

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 112 L.kg-1 Expérimentation FOOTPRINT
Ceci est un aperçu

Ce tableau comporte un trop grand nombre d'entrées pour permettre son affichage complet. Pour un affichage complet, utilisez l'une des options ci-dessus.

Persistance

Biodégradabilité

VGE/NQE Importer

Biodégradabilité :

Pas facilement biodégradable
50 Etude sur 2 systèmes : eau-sédiment : DTsystème total = 0,34 • 0,54 j Minéralisation après 100 j < 1%

En condition aérobie, l'isoxaflutole a un temps de demi-vie qui varie de 3,2 heures à 11,1 jours en fonction du pH et à une température de 20°C. (E.C., 2003 AGRITOX, 2003)

Dégradabilité abiotique

VGE/NQE Importer

Hydrolyse :

DT50 = 11,1 j à 25°C et à pH 5 DT50 = 20,1 h à 25°C et à pH 7

50 DT= 3,2 h à 25°C et à pH 9
L'hydrolyse de l'isoxaflutole forme un métabolite fortement phytotoxique, le dicétonitrile (DKN) 2-cyclopropyl-3-(2-mesyl-4-trifluoromethylphenyl)-3-oxopropanenitrile qui est impliqué directement dans l'action herbicide de la substance. La dégradation du DKN forme l'acide benzoïc (BA) 2-mesyl-4-trifluoromethyl qui est biologiquement inactif.
(E.C., 2003 Alletto L, 2011 Beltràn E, 2003)

Photolyse :

DT50 = 40h à 25°C et à pH 5 (lampe Xénon) L'isoxaflutole est très sensible à la photolyse en milieu aqueux, en particulier pour un pH, un rayonnement solaire et une température élevés. (E.C., 2003 Lin C.H, 2004)

Atmosphère

Milieu eau douce

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Conclusion sur la persistance

Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes terrestres

Organismes sédimentaires

Conclusion sur la bioaccumulation

VGE/NQE Importer

Bioaccumulation :

Le BCF de 11 (estimé et basé sur un Kow de 220) indique que le potentiel de bioaccumulation de l'isoxaflutole est faible.

Ce BCF de 11 est utilisé dans la détermination des normes de qualité.

En l'absence de BMF mesuré, le document guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) pour la dérivation des NQE recommande l'utilisation des valeurs par défaut suivantes pour ce qui est de la prise en compte de la bioamplification : BMF1 = BMF2 = 1. (E.C., 2003)

Introduction

Toxicocinétique

Equivalents biosurveillance

Toxicité aiguë

Toxicité à dose répétées

Effets généraux

Effets cancérigènes

Effets génotoxiques

Effets sur la reproduction

Effets sur le développement

Autres Effets

Valeurs accidentelles

Valeurs seuils de toxicité aigüe françaises

Autres seuils accidentels

Valeurs réglementaires

Valeurs guides

Valeurs de référence

Introduction

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur l'homme soit via la consommation d'organismes aquatiques contaminés, soit via l'eau de boisson.

Pour l'évaluation des effets sur la santé humaine, seuls les résultats sur mammifères sont considérés comme pertinents. Contrairement à l'évaluation des effets pour les prédateurs, les effets de type cancérigène ou mutagène sont également pris en compte.

Pour l'évaluation des effets sur la santé humaine, seuls les résultats sur mammifères sont considérés comme pertinents. Contrairement à l'évaluation des effets pour les prédateurs, les effets de type cancérigène ou mutagène sont également pris en compte.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. Compte tenu du mode d'exposition envisagée, seuls les tests sur mammifères exposés par voie orale (dans l'alimentation ou par gavage) ont été recherchés.

Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

(1) Cette VTR a été déterminée par le JMPR (2013), l'US-EPA (2011), l'AG-DH (1997) et la Commission Européenne (2003). Cette valeur a été reprise par l'Anses (2003).

(2) Cette VTR a été déterminée par Santé Canada (2000).

(3) Cette VTR a été déterminé par l'US EPA (1997). Cette valeur est retenue par l'INERIS.

Plusieurs VTR pour des effets à seuil et sans seuil sont disponibles.

Concernant les VTR pour des effets à seuil, six valeurs sont proposées par différents organismes. Toutefois, une même valeur est obtenue à partir de la même démarche de construction pour cinq d'entre eux. En effet, le JMPR, l'US-EPA, l'AG-DH, la Commission Européenne et l'Anses proposent une VTR de 20 µg/kg pc/j. Cette valeur repose sur une étude de deux ans chez le rat (Chase, 1995b) et retient une NOAEL de 2 mg/kg pc/j, déterminée pour différents effets sur le foie, les poumons, les yeux et le système nerveux. Comme rapporté dans l'étude sur deux générations chez les rats (voir « tableau toxicité sur les mammifères »), une NOAEL du même ordre de grandeur a été établi pour les effets hépatiques et pour la diminution de la survie des jeunes rats, ce qui conforte la NOAEL retenue (AG-DH, 2013; JMPR, 2014). Les effets critiques retenus sont en adéquation avec le profil toxicologique de la substance. Le facteur d'incertitude de 100 appliqué semble approprié par rapport à l'étude clé retenue. Ainsi, la valeur de 20 µg/kg pc/j proposée par le JMPR, l'US-EPA, l'AG-DH, la Commission Européenne et l'Anses est jugée de qualité acceptable.

A partir de la même étude de deux ans chez le rat, Santé Canada propose une autre valeur. Celle-ci est basée sur une NOAEL de 0,5 mg/kg pc/j pour l'apparition d'une kératite oculaire à des doses de 2 mg/kg pc/j. Cependant, l'incidence d'apparition de cette lésion n'était pas statistiquement significative par rapport au lot témoin et aucune relation dose-réponse n'a été établie (Chase, 1995b). Santé Canada applique ensuite un facteur d'incertitude de 100 qui est bien adapté. L'effet critique retenu n'étant pas jugé pertinent, cette VTR n'est pas retenue.

L'INERIS retient la valeur à seuil de 20 µg/kg pc/j proposée par le JMPR, l'US-EPA, l'AG-DH, la Commission Européenne et l'Anses.

Certains organismes n'ont pas classé l'isoxaflutole comme substance cancérogène. En effet, l'isoxaflutole ne fait pas l'objet d'un classement pour les effets cancérogènes au niveau règlementaire européen (CLP), ni par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). En l'absence d'informations précises concernant l'évaluation de cette substance par ces deux organismes, il est probable que le potentiel cancérogène de l'isoxaflutole n'ait pas été évalué dans les deux cas.

En réalité, les différents organismes qui ont évalué son potentiel cancérogène semblent partagés quant aux conclusions. Ainsi, l'US-EPA classe l'isoxaflutole comme une substance probablement cancérogène pour l'homme, B1. Au contraire, l'isoxaflutole n'est pas envisagé comme une substance cancérogène pour l'homme par la Commission Européenne (E.C., 2003) Ce qui confirme les conclusions de l'évaluation réalisée en 1999 par le Comité Scientifique en Plantes (SCP, 19993). Cependant, le JMPR4 , au cours de sa dernière évaluation de l'isoxaflutole, a considéré que cette substance était cancérogène chez le rat et chez la souris. Toutefois, ce comité retient le risque cancérogène pour l'homme via l'alimentation comme improbable du fait de l'utilisation de la VTR à seuil proposée. En effet, d'après le JMPR, la valeur pour des effets à seuil serait suffisamment protectrice pour couvrir les effets cancérogènes.

Au cours des études de mutagenèse et de génotoxicité conduites, l'isoxaflutole s'est révélé négatif (JMPR, 2014; US-EPA, 1997; US-EPA, 1998; US-EPA, 2011).

Des effets cancérogènes hépatiques et thyroïdiens ont été rapportés au cours des études chez les rats et les souris lors d'une exposition chronique à l'isoxaflutole. Chez le rat mâle, une augmentation statistiquement significative de la fréquence d'apparition d'adénomes de thyroïdes a été décrite. D'autres types de tumeurs ont été observés chez les rats et souris, notamment une augmentation statistiquement significative de l'incidence globale des adénomes et des carcinomes de foie. Le mécanisme d'action responsable de l'apparition des adénomes de la thyroïde pourrait être secondaire à un déséquilibre pituitaire-thyroïde, observé uniquement à des fortes doses (SCP, 1999; US-EPA, 1997; US-EPA, 1998). Cependant, le Comité Scientifique en Plantes (SCP, 1999) a proposé que les

tumeurs hépatiques observées chez la souris seraient dues à une induction enzymatique induite par l'isoxaflutole. Des évaluations plus récentes (JMPR, 2014; US-EPA, 1997) considèrent les informations disponibles comme insuffisantes pour établir le mécanisme cancérogène de ces tumeurs hépatiques.

[3] Ancien Comité de la Commission Européenne.

[4] Organisme rattaché à l'Organisation Mondiale de la Santé .

L'US-EPA propose de retenir la VTR à seuil pour couvrir les effets tumoraux thyroïdiens car le mécanisme d'action n'est pas mutagène (US-EPA, 1997; US-EPA, 1998). En revanche, pour les effets sur le foie, dont le mécanisme d'action n'est pas connu, cet organisme suggère une approche sans seuil et propose la valeur d'ERUo de 1,14.10-2 (mg.kg-1.j-1)-1 . Cette valeur repose sur une étude de 78 semaines chez la souris exposée à différentes doses d'isoxaflutole via l'alimentation (Chase, 1995a). L'US-EPA a jugé la qualité de cette étude comme acceptable. En s'appuyant sur les incidences d'apparition des adénomes et des carcinomes hépatiques chez les mâles, l'US-EPA a calculé un excès de risque unitaire de 1,14.10-2 (mg.kg-1.j-1)-1 . La démarche globale de construction de la valeur sans seuil proposée par l'US-EPA RED est recevable.

En l'absence de précision concernant le mécanisme de cancérogenèse hépatique, il n'est pas possible d'écarter le potentiel cancérogène de l'isoxaflutole chez l'homme. Dans la mesure où le mécanisme d'action n'est pas connu et qu'une valeur sans seuil est disponible pour couvrir les possibles effets cancérogènes induits par cette substance, l'INERIS retient la VTR sans seuil proposée par l'US-EPA, soit un ERUo de 1,14.10-2 (mg.kg-1.j-1)-1 . Cette valeur correspond à un excès de risque de 10-6 de 8,77.10-2 µg/kgcorporel/j.

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Autres valeurs des organismes reconnus

Introduction

VGE/NQE Importer

Evaluations existantes :

Revised Health effects Division Risk Characterization Document for the First Food Use of Isoxaflutole in/on Corn

(US-EPA, 1998).

Review report for the active substance isoxaflutole (E.C.,

2003). Isoxaflutole. Section 3 Registration for Use on Soybeans. Human-Health Risk Assessment (US-EPA, 2011).

Background document to the Opinion proposing harmonised classification and labelling at EU level of isoxaflutole (ECHA, 2013).

Joint FAO/WHO Meeting on Pesticide Residues. Report

2013 (JMPR, 2014).

Regulatory Note • Isoxaflutole (Health Canada, 2000). Proposal for Harmonised Classification and Labelling. Based on Regulation (EC) No 1272/2008 (CLP Regulation), Annex VI, Part 2. Substance Name: Isoxaflutole (RIVM, 2012).

Effets endocriniens :

L'isoxaflutole n'est pas cité dans la stratégie communautaire concernant les perturbateurs endocriniens (E.C., 2004) ni dans le rapport d'étude de la DG ENV sur la mise à jour de la liste prioritaire des perturbateurs endocriniens à faible tonnage (Petersen et al., 2007).

Critères PBT / POP :

L'isoxaflutole n'est pas cité dans les listes PBT/vPvB1 (C.E., 2006) ou POP2 (PNUE, 2001).

Normes de qualité existantes :

Pas de norme disponible selon ETOX, 2007
0,1 µg.L-1 correspondant à la norme de qualité pour l'eau destinée à la production d'eau potable.

Substance(s) associée(s) :

Lors de sa dégradation l'isoxaflutole forme deux métabolites principaux dans le sol :

  • cyclopropylpropane-1,3-dione (143701-75-1)
  • trifluoromethyl benzoic acid (142994-06-7)

[1] Les PBT sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques et les vPvB sont des substances très persistantes et très bioaccumulables. Les critères utilisés pour la classification des PBT sont ceux fixés par l'Annexe XIII du règlement n° 1907/2006 (REACH).

[2] Les Polluants Organiques Persistants (POP) sont des substances persistantes (aux dégradations biotiques et abiotiques), fortement liposolubles (et donc fortement bioaccumulables), et volatiles (et peuvent donc être transportées sur de longues distances et être retrouvée de façon ubiquitaire dans l'environnement). Les critères utilisés pour la classification POP sont ceux fixés par l'Annexe 5 de la Convention de Stockholm placée sous l'égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Dangers

Description

VGE/NQE Importer

Les données reprises dans les documents réalisés par l'US-EPA et la Commission Européenne ont fait l'objet d'un examen collectif et n'ont pas systématiquement été réévaluées.

Ces résultats d'écotoxicité sont principalement exprimés sous forme de NOEC (No Observed Effect Concentration), concentration sans effet observé, d'EC10 concentration produisant 10% d'effets et équivalente à la NOEC, ou de EC50, concentration produisant 50% d'effets. Les NOEC sont principalement rattachées à des tests chroniques, qui mesurent l'apparition d'effets sub-létaux à long terme, alors que les EC50 sont plutôt utilisées pour caractériser les effets à court terme.

(a) l'essai dure 14 jours mais c'est une EC50 3 jours. La donnée provient d'un test non publié, la référence n'a pas pu être examinée par l'évaluateur.

Valeurs de danger

Synthèse

Biote

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur les prédateurs via la consommation d'organismes aquatiques contaminés (appelés biote, i.e. poissons ou invertébrés vivant dans la colonne d'eau ou dans les sédiments). Il s'agit donc d'évaluer la toxicité chronique de la substance par la voie d'exposition orale uniquement.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. N'ont été recherchés que des tests sur mammifères ou oiseaux exposés par voie orale (exposition par l'alimentation ou par gavage). Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

Pour calculer la norme de qualité liée à l'empoisonnement secondaire des prédateurs, il est nécessaire de connaître la concentration de substance dans le biote n'induisant pas d'effets observés pour les prédateurs (exprimée sous forme de NOEC). Il est possible de déduire une NOEC à partir d'une NOAEL grâce à des facteurs de conversion empiriques variables selon les espèces testées. Les facteurs utilisés ici sont ceux recommandés par le guide technique européen pour la détermination de normes de qualité (E.C., 2011). Les valeurs de ces facteurs de conversion dépendent de la masse corporelle des animaux et de leur consommation journalière de nourriture. Celles-ci peuvent donc varier d'une façon importante selon le niveau d'activité et le métabolisme de l'animal, la valeur nutritive de sa nourriture, etc. En particulier elles peuvent être très différentes entre un animal élevé en laboratoire et un animal sauvage.

Afin de couvrir ces sources de variabilité, mais aussi pour tenir compte des autres sources de variabilité ou d'incertitude (variabilité inter et intra-espèces, extrapolation du court terme au long terme, etc.) des facteurs d'extrapolation sont nécessaires pour le calcul de la QSbiota sec pois. Les valeurs recommandées pour ces facteurs d'extrapolation sont données dans le guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). Un facteur d'extrapolation supplémentaire (AFdose-réponse) est utilisé dans le cas où la toxicité a été établie à partir d'une LOAEL plutôt que d'une NOAEL.

Les données obtenues sur les mammifères terrestres et les oiseaux, utilisées pour la détermination des valeurs guides pour la protection des prédateurs vis-à-vis de l’empoisonnement secondaire, sont répertoriées dans les tableaux ci-dessous.

Valeurs écotoxicologiques

Introduction

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Elles peuvent avoir un statut de « Valeur réglementaire » si elles sont issues

  1. de réglementations européennes et issues par exemple de dossiers d’évaluation des risques dans le cadre de processus d’autorisation de mise sur le marché des substances chimiques (c’est le cas des Concentrations Prédites Sans Effet pour l’environnement (PNEC) issues des dossiers réglementaires sous REACh ou dans le cas de la réglementation des produits biocides) ou issues de « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) ;
  2. de réglementations françaises telles que les arrêtés de mise en application de la DCE à l’échelle nationale.

Elles peuvent être des « Valeurs guides » lorsque ce sont des propositions scientifiques de l’INERIS qui ne sont pas reportées dans des textes réglementaires. C’est le cas de toutes les valeurs établies par l’INERIS pour guider l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques pour les substances qui n’ont pas, ou pas encore, un statut réglementaire dans le contexte de la DCE.
Les « Valeurs Guides Environnementales » (VGE) et les « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) sont les outils consacrés pour l’évaluation de la qualité des eaux de surface, dont l’établissement est basé sur une même méthodologie européenne dédiée (E.C., 2018).
Leur construction, d’un point de vue méthodologique, est donc similaire.

Valeurs guides

Description

VGE/NQE Importer

Les normes de qualité pour les organismes de la colonne d'eau sont calculées conformément aux recommandations du guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). Elles sont obtenues en divisant la plus faible valeur de NOEC ou d'EC50 valide par un facteur d'extrapolation (AF, Assessment Factor).

La valeur de ce facteur d'extrapolation dépend du nombre et du type de tests pour lesquels des résultats valides sont disponibles. Les règles détaillées pour le choix des facteurs sont données dans le guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011).

En ce qui concerne les organismes marins, selon le guide technique pour la détermination de normes de qualité environnementales (E.C., 2011), la sensibilité des espèces marines à la toxicité des substances organiques peut être considérée comme équivalente à celle des espèces dulçaquicoles, à moins qu'une différence ne soit montrée.

Le jeu de données disponible pour l'isoxaflutole ne permet pas de mettre en évidence une différence de sensibilité entre les espèces marines et dulçaquicoles. Les données d'écotoxicité sur espèce marine et d'eau douce sont donc considérées ensemble.

  • Moyenne annuelle (AA-QSwater_eco et AA-QSmarine_eco) :

Une concentration annuelle moyenne est déterminée pour protéger les organismes de la colonne d'eau d'une possible exposition prolongée.

Pour l'isoxaflutole, on dispose de données écotoxicologiques aigues et chroniques valides pour les 3 niveaux trophiques. Le jeu de données montre une variation significative de la sensibilité des espèces à court terme avec une forte sensibilité chez les algues et les plantes aquatiques. A long terme, la substance présente une forte toxicité non sélective pour les organismes des milieux aquatiques. La valeur la plus faible est obtenue pour l'invertébré marin Americamysis bahia (NOEC = 0,001 mg.L-1). En aigu, deux résultats très proches sont obtenus pour les plantes aquatiques et les invertébrés (EC50, (3 j) à 0,016 mg.L-1 pour lemna gibba et LC50 (96h) à 0,0178 mg.L-1 pour Americamysis bahia).

L'AA-QSwater-eco est calculée à partir de cette NOEC. Conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), un facteur d'extrapolation de 10 s'applique. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

En ce qui concerne les organismes marins, on dispose de données aiguës et chroniques pour les algues et les invertébrés aquatiques. Pour le milieu marin le facteur d'extrapolation appliqué doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation des taxons spécifiques du milieu marin et une diversité d'espèces plus importante. Conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), un facteur d'extrapolation de 10 s'applique à la NOEC (1. 10-3 mg.L-1) obtenue pour l'invertébré marin Americamysis bahia . L'INERIS propose donc la valeur suivante :

Concentration Maximum Acceptable (MAC et MACmarine)

La concentration maximale acceptable est calculée afin de protéger les organismes de la colonne d'eau de possibles effets de pics de concentrations de courtes durées (E.C., 2011).

Pour l'isoxaflutole, on dispose de données d'écotoxicité aigues valides pour les trois niveaux trophiques. Le mode d'action de la substance est bien connu et des essais sur les taxons les plus sensibles existent. Par conséquent et conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), un facteur d'extrapolation de 10 s'applique à la concentration d'essai la plus faible de 0,016 mg.L-1 obtenue pour Lemna gibba lors d'un essai de 3 jours. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

Pour le milieu marin, le facteur d'extrapolation appliqué doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation des taxons spécifiques du milieu marin et une diversité d'espèces plus importante. La concentration d'essai la plus basse est 0,016 mg.L-1, elle a été obtenue

sur Lemna gibba lors d'un essai de 3 jours. Par conséquent compte tenu du facteur d'extraction utilisé pour l'eau douce et conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) un facteur d'extrapolation de 100 s'applique sur cette valeur pour déterminer la MACmarine. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

MACmarine = 0,16 µg.L-1 arrondi à 0,2 µg.L-1

La norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire (QSbiota sec pois) est calculée conformément aux recommandations du guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). Elle est obtenue en divisant la plus faible valeur de NOEC valide par les facteurs d'extrapolation recommandés (E.C., 2011).

Pour l'isoxaflutole la NOEC retenue pour la détermination de la QSbiota sec pois est celle de 17 mg.kg-1biota obtenue lors d'un essai sur la reproduction chez du rat (deux générations). Un facteur de 30 est appliqué conformément aux recommandations du guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). On obtient donc :

Cette valeur de norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire peut être ramenée :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Avec :
BCF : facteur de bioconcentration,
1 BMF: facteur de bioamplification,
2 BMF: facteur de bioamplification additionnel pour les organismes marins.

Ce calcul tient compte du fait que la substance présente dans l'eau du milieu peut se bioaccumuler dans le biote. Il donne la concentration à ne pas dépasser dans l'eau afin de respecter la valeur de la norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire déterminée dans le biote.

La bioaccumulation tient compte à la fois du facteur de bioconcentration (BCF, ratio entre la concentration dans le biote et la concentration dans l'eau) et du facteur de bioamplification (BMF, ratio entre la concentration dans l'organisme du prédateur en bout de chaîne alimentaire, et la concentration dans l'organisme de la proie au début de la chaîne alimentaire). En l'absence de valeurs mesurées pour le BMF, celles-ci peuvent être estimées à partir du BCF selon le guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011).

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il fait en effet l'hypothèse qu'un équilibre a été atteint entre l'eau et le biote, ce qui n'est pas véritablement réaliste dans les conditions du milieu naturel. Par ailleurs il repose sur un facteur de bioaccumulation qui peut varier de façon importante entre les espèces considérées.

Pour l'isoxaflutole, un BCF de 11 et un BMF1 = BMF2 de 1 (cf.E.C., 2011) ont été retenus. On a donc :

La norme de qualité pour la santé humaine est calculée de la façon suivante (E.C., 2011) :

Ce calcul tient compte de :

  • un facteur correctif de 10% (soit 0,1) : la VTR donnée ne tient compte en effet que d'une exposition par voie orale, et pour la consommation de produits de la pêche uniquement. Mais la contamination peut aussi se faire par la consommation d'autres sources de nourriture, par la consommation d'eau, et d'autres voies d'exposition sont possibles (inhalation ou contact cutané). Le facteur correctif de 10% (soit 0,1) permet de rendre l'objectif de qualité plus sévère d'un facteur 10 afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.
  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 8,77.10-2 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • facteur de sécurité supplémentaire pour tenir compte des potentiels effets CMR ou de perturbation endocrine de la substance. Les potentiels effets CMR ont été pris en compte lors de la détermination de la VTR, l'application du facteur de sécurité supplémentaire n'est donc pas pertinent.
  • Cons. Journ. Moy : une consommation journalière moyenne de produits de la pêche (poissons, mollusques, crustacés) égale à 115 g par jour.

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il peut être inadapté pour couvrir les risques pour les individus plus sensibles ou plus vulnérables (masse corporelle plus faible, forte consommation de produits de la pêche, voies d'exposition individuelles particulières). Le facteur correctif de 10% n'est donné que par défaut, car la contribution des différentes voies d'exposition varie selon les propriétés de la substance (et en particulier sa distribution entre les différents compartiments de l'environnement), ainsi que selon les populations considérées (travailleurs exposés, exposition pour les consommateurs/utilisateurs, exposition via l'environnement uniquement). L'hypothèse cependant que la consommation des

produits de la pêche ne représente pas plus de 10% des apports journaliers contribuant à la dose journalière tolérable apporte une certaine marge de sécurité (E.C., 2011).

Pour l'isoxaflutole, le calcul aboutit à :

Comme pour l'empoisonnement secondaire, la concentration correspondante dans l'eau du milieu peut être estimée en tenant compte de la bioaccumulation de la substance :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Pour l'isoxaflutole, on obtient donc :

En principe, lorsque des normes de qualité dans l'eau de boisson existent, soit dans la Directive 98/83/CE (C.E., 1998), soit déterminées par l'OMS, elles peuvent être adoptées. Les valeurs réglementaires de la Directive 98/83/CE doivent être privilégiées par rapport aux valeurs de l'OMS qui ne sont que de simples recommandations.

Il faut signaler que ces normes réglementaires ne sont pas nécessairement établies sur la base de critères (éco) toxicologiques (par exemple les normes pour les pesticides avaient été établies par rapport à la limite de quantification analytique de l'époque pour ce type de substance, soit 0,1 µg.L-1). Pour l'isoxaflutole, la Directive 98/83/CE fixe une valeur de 0,1 µg.L-1.

A titre de comparaison, la valeur seuil provisoire pour l'eau de boisson est calculée de la façon suivante (E.C., 2011):

Ce calcul tient compte de :

  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 8,77.10-2 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • Cons.moy.eau [L.j-1] : une consommation d'eau moyenne de 2 L par jour,
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • un facteur correctif de 10% (soit 0,1) afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.
  • Fsécurité : facteur de sécurité supplémentaire pour tenir compte des potentiels effets CMR ou de perturbation endocrine de la substance. Les potentiels effets CMR ont été pris en compte lors de la détermination de la VTR, l'application du facteur de sécurité supplémentaire n'est donc pas pertinent.

L'eau de boisson est obtenue à partir de l'eau brute du milieu après traitement pour la rendre potable. La fraction éliminée lors du traitement dépend de la technologie utilisée ainsi que des propriétés de la substance.

Ainsi, la norme de qualité correspondante dans l'eau brute se calcule de la manière suivante :

En l'absence d'information, on considèrera que la fraction éliminée est nulle et le critère pour l'eau de boisson s'appliquera alors à l'eau brute du milieu. Par ailleurs, on rappellera que ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif et peut s'avérer inadéquat pour certaines substances et certaines populations.

Pour l'isoxaflutole, on obtient :

La valeur la plus protectrice de 0,1, fixée par la directive 98/83/CE est proposée comme norme de qualité pour l'eau destinée à la production d'eau potable.

Synthèse

VGE/NQE Importer

Un seuil de qualité dans le sédiment est nécessaire (i) pour protéger les espèces benthiques et (ii) protéger les autres organismes d'un risque d'empoisonnement secondaire résultant de la consommation de proies provenant du benthos. Les principaux rôles des normes de qualité pour les sédiments sont de :

  1. Identifier les sites soumis à un risque de détérioration chimique (la norme sédiment est dépassée)
  2. Déclencher des études pour l'évaluation qui peuvent conduire à des études plus poussées et potentiellement à des programmes de mesures
  3. Identifier des tendances à long terme de la qualité environnementale (Art. 4 Directive 2000/60/CE).

Il existe une donnée de bio-essai effectué sur Chironomus riparius. Toutefois, cette valeur est exprimée en µg.L-1 elle a été obtenue lors d'un essai avec une voie d'exposition par l'eau, elle ne représente donc pas l'exposition du sédiment.

A défaut, une valeur guide pour le sédiment peut être calculée à partir du modèle de l'équilibre de partage.

Ce modèle suppose que :

  • il existe un équilibre entre la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires et la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle du sédiment,
  • la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires n'est pas biodisponible pour les organismes et que seule la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle est susceptible d'impacter les organismes,
  • la sensibilité intrinsèque des organismes benthiques aux toxiques est équivalente à celle des organismes vivant dans la colonne d'eau. Ainsi, la norme de qualité pour la colonne d'eau peut être utilisée pour définir la concentration à ne pas dépasser dans l'eau interstitielle.

Une valeur guide de qualité pour le sédiment peut être alors calculée selon l'équation suivante (E.C., 2011) :

Avec :

RHOsed : masse volumique du sédiment en [Kgsed.m-3sed]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) est utilisée : 1300 kg.m-3 .

Ksed-eau : coefficient de partage sédiment/eau en m3/m3 . En l'absence d'une valeur exacte, les valeurs génériques proposées par le guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) sont utilisées. Le coefficient est alors calculé selon la formule suivante : 0,8 + 0,025 * Koc soit Ksed-eau = 3,6 m3/m3

Pour l'isoxaflutole, on obtient :

La concentration correspondante en poids sec peut être estimée en tenant compte du facteur de conversion suivant :

Avec :

Fsolidesed : fraction volumique en solide dans les sédiments en [m3solide/m3susp]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) est utilisée : 0,2 m3/m3 .

RHOsolide : masse volumique de la partie sèche en [kgsolide/m3solide]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) est utilisée : 2500 kg.m-3 .

Pour l'isoxaflutole, la concentration correspondante en poids sec est :

Selon la même approche que pour le sédiment d'eau douce, une valeur guide de qualité pour le sédiment marin peut être calculée selon la formule suivante :

Pour l'isoxaflutole, on obtient :

QSsed-marin wet weight = 2,7. 10-2 µg.kg-1poids humide

La concentration correspondante en poids sec est alors la suivante: QSsed-marin dry weight = 7. 10-2 µg.kg-1sed poids sec

Le log Kow de la substance a une valeur de 2,32, étant inférieur à 5, un facteur additionnel de 10 n'est pas jugé nécessaire.

Il faut rappeler que les incertitudes liées à l'application du modèle de l'équilibre de partage sont importantes. Les sédiments naturels peuvent avoir des propriétés très variables en termes de composition (nature et quantité de matières organiques, composition minéralogique), de granulométrie, de conditions physico-chimiques, de conditions dynamiques (taux de déposition/taux de resuspension). Par ailleurs ces propriétés peuvent évoluer dans le temps en fonction notamment des conditions météorologiques et de la morphologie de la masse d'eau. Si bien que le partage entre la fraction de substance adsorbée et la fraction de substance dissoute peut être extrêmement variable d'un sédiment à un autre et l'hypothèse d'un équilibre entre ces deux fractions ne semble pas très réaliste pour des conditions naturelles.

Par ailleurs, certains organismes benthiques peuvent ingérer les particules sédimentaires, et donc être contaminés par la fraction de substance adsorbée sur ces particules, ce qui n'est pas pris en compte par la méthode.

Elle est définie à partir de la valeur la plus protectrice parmi tous les compartiments étudiés.

Pour l'isoxaflutole, la norme de qualité pour les organismes aquatiques et l'eau de boisson sont identiques et sont la valeur la plus faible pour l'ensemble des approches considérées.

Valeurs réglementaires

Introduction

Documents

PDF
141112-29-0 -- Isoxaflutole -- VGE
Publié le 17/02/2016