Identification

Numero CAS

153719-23-4

Nom scientifique (FR)

Thiaméthoxam

Nom scientifique (EN)

(NE)-N-[3-[(2-chloro-1,3-thiazol-5-yl)methyl]-5-methyl-1,3,5-oxadiazinan-4-ylidene]nitramide

Autres dénominations scientifiques (Autre langues)

thiamethoxam ; 3-[(2-chloro-1,3-thiazol-5-yl)methyl]-5-methyl-N-nitro-1,3,5-oxadiazinan-4-imine ; 4H-1,3,5-Oxadiazin-4-imine, 3-[(2-chloro-5-thiazolyl)methyl]tetrahydro-5-methyl-N-nitro- ; Thiamethoxam ; Thiamethoxam ; Thiamethoxam ; 3-(2-chloorthiazool-5-ylmethyl)-5-methyl[1,3,5]oxadiazixan-4-ylideen-N-nitroamine ; 3-(2-Chlor-thiazol-5-ylmethyl)-5-methyl[1,3,5]oxadiazinan-4-yliden-N-nitroamin ; 3-(2-chlor-tiazol-5-ilmetil)-5-metil[1,3,5]oksadiaziksan-4-iliden-N-nitroaminas

Code EC

Code SANDRE

Numéro CIPAC

Formule chimique brute

\(\ce{ C8H10ClN5O3S }\)

Code InChlKey

NWWZPOKUUAIXIW-DHZHZOJOSA-N

Code SMILES

CN1COCN(Cc2sc(Cl)nc2)/C1=N/[N+]([O-])=O

Classement transport

Classification CLP

Type de classification

Harmonisée

ATP insertion

ATP01/ATP17

Description de la classification

Classification harmonisée selon réglement 1272/2008 ou CLP

Mentions de danger
Mention du danger - Code H302
Mention du danger - Texte Nocif en cas d'ingestion
Classe(s) de dangers Toxicité aiguë
Libellé UE du danger -
Limites de concentration spécifique -
Facteur M M=10
M(Chronic)=10
Estimation de toxicité aigüe ATE: oral ; ATE = 780 mg/kg bw (-)
Fiche ECHA

Méthodes analytiques

Introduction

Air

Eau

Sol

Autres milieux

Programmes

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) -0.13 - Expérimentation ESIS (2011)
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Bibliographie

Matrices

Atmosphère

Milieu eau douce

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 33 L.kg-1 Expérimentation ESIS (2011)
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Persistance

Biodégradabilité

Dégradabilité abiotique

Atmosphère

Milieu eau douce

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Conclusion sur la persistance

Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes terrestres

Organismes sédimentaires

Conclusion sur la bioaccumulation

Valeurs de référence

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS
Nom Valeur Organisme choix Année du choix URL choix Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
ADI 26 µg.kg-1.j-1 Anses 2016 https://www.anses.fr/fr/content/etude-de-l%E2%80%99alimentation-totale-infantile EFSA (2010)
Thiamethoxam (sum)
Final Eau
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Autres valeurs des organismes reconnus

Autres valeurs des organismes reconnus
Nom Valeur Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
ARfD 0,5 mg.kg-1pc AGRITOX (2022) Final Eau
ARfD 1 mg.kg-1pc OMS JMPR (2010) Final Eau
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Introduction

FTE 2015 Importer

Les néonicotinoïdes constituent un ensemble de substances chimiques exclusivement utilisées pour leur action insecticide dans le domaine agricole et pour leur action biocide dans les domaines domestiques et professionnels.

Sept substances néonicotinoïdes sont (ou ont été) exploitées depuis leur introduction sur le marché dans les années 90 : l'acétamipride, la clothianidine, le dinotéfurane, l'imidaclopride, le nitenpyrame, le thiaclopride et le thiaméthoxame.

En France, plusieurs législations limitent le recours à ces substances (notamment dans le domaine agricole).

Au niveau mondial, les ventes de substances néonicotinoïdes représentent un quart des ventes totales d'insecticides. Ces tonnages sont principalement dédiés à la protection des cultures de maïs.

En France, sur les 5 dernières années, les ventes de néonicotinoïdes en tant que produits phytosanitaires se sont accrues.

Malgré la persistance environnementale de ces substances dans les eaux douces et les sols, peu de données sont disponibles permettant de qualifier l'imprégnation des milieux.

Enfin, il semble difficile d'identifier un unique produit de substitution pour remplacer les substances néonicotinoïdes et ce, sur l'ensemble de leurs usages identifiés. En revanche, pratique par pratique, des traitements à même visée phytosanitaire ayant recours à d'autres molécules ou bien à des techniques alternatives semblent pouvoir être proposés sans entrainer d'importants surcouts.

Neonicotinoids are a class of chemicals exclusively used for their insecticidal action in agriculture and for their biocidal action in domestic and professional fields.

Seven neonicotinoids are (or have been) used since their introduction on the market in the 1990s: acetamiprid, clothianidin, dinotefuran, imidacloprid, nitenpyram, thiacloprid and thiamethoxam.

In France, several laws restrict the use of these substances (particularly in agriculture).

Globally, sales of neonicotinoids represent a quarter of total sales of insecticides. These sales are mainly dedicated to the protection of maize crops.

In France, over the past five years, sales of neonicotinoids as plant protection products increased.

Despite the environmental persistence of these substances in freshwater and soils, few environmental data are available.

It seems difficult to identify a single substitute to replace all neonicotinoids uses. However, practice by practice, equivalent treatments employing other pesticides or alternative techniques could be proposed without causing significant extra costs.

Tableaux de synthèse

Généralités

Généralités
CAS 153719-23-4
SANDRE 6390
Substance prioritaire dans le domaine de l’eau (DCE) non
Substance soumise à autorisation dans Reach non
Substance soumise à restriction dans Reach non
Substance extrêmement préoccupante (SVHC) non
Réglementations

FTE 2015 Importer

La mise sur le marché et le suivi post-homologation des produits phytosanitaires et des substances actives qui les composent sont strictement encadrés et harmonisés au niveau européen par le règlement (CE) n°1107/200913 .

[12] Avis disponible à l'adresse suivante : (consulté en octobre 2015). https://www.anses.fr/fr/system/files/DPR2012sa0092.pdf

[13] Règlement (du Parlement Européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

Pour les néonicotinoïdes, le Tableau 3 synthétise les informations issues de l'annexe 1 de cette directive qui liste les substances possédant une autorisation de mise sur le marché au niveau européen.

Tableau 3. Statut des substances désignées sous le terme «néonicotinoïdes» quant à leur usage en tant que phytosanitaire en Europe.   

Ainsi, en la France, seules cinq substances néonicotinoïdes sont autorisées d'usage en tant que produit phytosanitaire : l'acétamipride, la clothianidine, l'imidaclopride, le thiaméthoxame et le thiaclopride (cf. § 2.2 pour plus de détails sur les usages autorisés en France pour ces substances).

Le règlement 485/201314 restreint l'usage de trois substances néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) à l'enrobage de certaines semences pour une utilisation en

pleine terre (par exemple, leur utilisation est autorisée pour l'enrobage des semences de céréales d'hiver), aux traitements foliaires post-floraison, ...

[14] Règlement d'exécution (UE) n°485/2013 de la Commission du 24 mai 2013 modifiant le règlement d'exécution (UE) n°540/2011 en ce qui concerne les conditions d'approbation des substances actives clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride et interdisant l'utilisation et la vente de semences traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant ces substances actives.

Ce règlement est entré en vigueur fin 2013 pour une durée de 2 ans.

Le règlement sur les produits biocides (RPB, règlement (UE) n° 528/2012) concerne la mise sur le marché et l'utilisation des produits biocides, qui sont utilisés pour protéger l'homme, les animaux, les matériaux ou les articles contre les organismes nuisibles, tels que les animaux nuisibles et les bactéries, par l'action des substances actives contenues dans le produit biocide. Seuls les produits biocides pour lesquels une autorisation de mise sur le marché est délivrée (AMM) sont ainsi autorisés à la vente : cette autorisation est délivrée par le Ministère en charge de l'environnement après un travail d'évaluation conduit par l'ANSES.

Le service en ligne SIMMBAD15 permet au public de consulter les AMM délivrées et d'accéder à la liste des produits recensés. Le

[15] Selon le site «Grand public» de SIMMBAD (SIMMBAD ou Système Informatique pour la Mise sur le Marché des Biocides : Autorisations et Déclarations) qui répertorie l'ensemble des produits biocides qui ont été déclarés et dont la déclaration a été acceptée ainsi que les produits bénéficiant d'une AMM 98/8/CE ().   https://simmbad.fr/public/servlet/accueilGrandPublic.html

Tableau 4 synthétise les informations issues de SIMMBAD pour les substances actives désignées comme néonicotinoïdes.

Tableau 4. Statut des substances désignées sous le terme «néonicotinoïdes» quant à leur usage en tant que biocide16 .   

Ainsi, en France, seules quatre substances néonicotinoïdes sont autorisées d'usage en tant que produit biocide : l'acétamipride, la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame (cf. § 2.2 pour plus de détails sur les usages autorisés en France pour ces substances).

Le code de la santé publique édicte les dispositions réglementaires en matière d'eau potable, en application des directives européennes 98/83/CE et 75/440/CEE. Pour les pesticides, des limites de qualité sont fixées dans les eaux brutes et dans l'eau au robinet du consommateur. Le Tableau 5 reprend ainsi les valeurs concernant les néonicotinoïdes : précisons que ces valeurs ne sont pas spécifiques aux néonicotinoïdes mais sont communes à la quasi-totalité des produits phytosanitaires.

[16] Selon le site «Grand public» de SIMMBAD qui répertorie l'ensemble des produits biocides qui ont été déclarés et dont la déclaration a été acceptée ainsi que les produits bénéficiant d'une AMM 98/8/CE ().   https://simmbad.fr/public/servlet/accueilGrandPublic.html

Tableau 5. Valeurs limites de qualité dans les eaux et delles destinées à la consommation humaine pour les substances désignées sous le terme «néonicotinoïdes .  

* Au-delà des ces concentrations dans les ressources en eaux, l'eau brute ne peut pas être utilisée pour produire de l'eau potable (sauf autorisation exceptionnelle).

Aucune des sept substances néonicotinoïdes n'est listée par la Directive cadre Eau (directive 2000/60/CE du 23 octobre 2000 ou DCE) : ces substances ne sont ainsi pas soumises à ce texte établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau.

Le thiaclopride est listé par Règlement d'exécution (UE) n° 2015/408 du 11/03/1517 : ce texte identifie les substances phytosanitaires à ce jour autorisées (c.à.d. inscrites à l'annexe I du règlement (CE) n°1107/2009) dont la Commission envisage la substitution.

Le thiaclopride est associé à ce texte du fait de ses potentielles propriétés de perturbation du système endocrinien humain.

[17] Règlement relatif à l'application de l'article 80, paragraphe 7, du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil.

Les néonicotinoïdes ne sont pas suivis dans le cadre du suivi des rejets des installations classées pour l'environnement.

Les néonicotinoïdes ne sont pas concernés par l'Action Nationale de Recherche et de Réduction des Rejets de Substances Dangereuses dans les Eaux (RSDE), ni pour l'action dédiée aux sites industrielles, ni pour l'action dédiée aux stations de traitement des eaux usées.

Hors Union Européennen, au début des années 2010, les substances néonicotinoïdes étaient autorisées dans plus de 100 pays ()(Jeschke et al., 2011). Néanmoins, en France, que ce soit à l'échelle de la réglementation nationale ou bien européenne, ainsi que dans de nombreux autres pays, des initiatives sont en cours afin d'évaluer les risques liés à l'utilisation de ces substances voire d'en interdire l'usage. Lors de la rédaction de cette fiche, aucun texte législatif n'a néanmoins été adopté de façon définitive.

Classification CLP Voir la classification CLP
Valeurs et normes appliquées en France

FTE 2015 Importer

Aucune limite d'exposition professionnelle dans l'air des lieux de travail n'a été établie pour la France (INRS, 2015).

Production et utilisation

Production et ventes

Données économiques

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Selon Bass et al. (2015), au niveau mondial en 2014, la vente de substances néonicotinoïdes représentait 25 % des sommes générées par les ventes totales d'insecticides.

Selon ces mêmes auteurs, en 2012 sur la totalité des ventes mondiales de substances néonicotinoïdes à usage phytosanitaire, 85 % (soit 2,7 milliards de dollars) étaient liés aux ventes de thiaméthoxame, imidaclopride et clothianidine).

Plus en détail, toujours selon ces mêmes auteurs, le marché européen des néonicotinoïdes à usage phytosanitaire représentait en 2012 11,3 % du marché total des néonicotinoïdes destinés à la protection des cultures, soit plus de 350 millions de dollars.

A l'échelle mondiale, cinq producteurs différents sont à l'origine de la mise sur le marché des substances néonicotinoïdes (d'après Bass et al., 2015) :

  • Bayer CropSciences pour l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaclopride ;
  • SumiTake pour le nitenpyrame et la clothianidine ;
  • Nippon Soda pour l'acétamipride ;
  • Syngenta pour le thiaméthoxame ;
  • Mitsui Chemicals pour le dinotéfurane.

Au cours de cette étude, nous n'avons pas identifié de données économiques concernant les usages des néonicotinoïdes en tant que produits biocides. Néanmoins sachant que, en 2009, l'ensemble du marché mondial des biocides représentait moins de 10 milliards de dollars20 (contre plus de 3 000 milliards de dollars pour le chiffre d'affaire des produits phytosanitaires à l'échelle mondiale en 2012), il semble cohérent d'émettre l'hypothèse qu'au niveau global, la très grande majorité du marché des substances néonicotinoïdes est liée aux usages phytosanitaires de ces substances.

[20] Selon le site «infochimie » (consulté en août 2015 citant le cabinet de conseil Freedonia).  http://www.industrie.com/chimie/biocides-isp-rachete-le-francais-progiven,17982

Procédés de production

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Lors de l'étude ayant donné lieu à la rédaction de cette fiche il n'a pas été possible d'identifier des informations quant aux procédés industriels de production des substances néonicotinoïdes : en effet, les producteurs de ces substances ne communiquent pas d'information afin de préserver leur propriété intellectuelle.

Néanmoins, selon Shiokawa et al. (1986, cité par Sheets, 2010) l'imidaclopride, lors de sa découverte, a été synthétisé par l'introduction d'un groupe 3-pyridylmethyl sur une structure héterocyclique nitromethylène.

De même l'introduction d'une fraction 6-chloro-3-pyridylmethyl sur une structure héterocyclique nitromethylène débouche sur la synthèse d'acetamipride, de nitenpyrame et de thiaclopride (Takahashi et al., 1992 ; Minamida et al., 1993 ; Yamada et al., 1999 ; cités par Sheets, 2010).

Enfin, de façon similaire, le remplacement de la fraction chloropyridinyl par un groupe chlorothiazolyl débouche sur la synthèse de clothianidine et de thiamethoxame (Maienfisch et al., 1999 ; cités par Sheets, 2010).

Noms commerciaux

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Des insecticides néonicotinoïdiens sont autorisés dans plus de 120 pays (Jeschke et al., 2011) sous de nombreuses appellations commerciales. Il sera donc impossible d'être exhaustif au sujet des noms commerciaux de ces substances, néanmoins, le Tableau 8 ci-après, présente les principales dénominations des préparations insecticides autorisées en France en 2015.

Tableau 8. Noms commerciaux associés aux substances néonicotinoidiennes autorisées en France en 2015 en tant que produits phytosanitaires; source : site internet e-phy21 .  

[21] (consulté en juillet 2015). http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

De même un grand nombre de produits biocides néonicotinoïdiens est autorisé au niveau mondial sous de nombreuses appellations commerciales. Il serait donc impossible d'être exhaustif au sujet des usages commerciaux de ces substances. Le Tableau 9 ci-après, présente néanmoins le nombre et le type de préparations biocides autorisées en France en 2015.

Tableau 9. Nombre de produits commerciaux associés aux substances néonicotinoidiennes autorisées en France en 2015 en tant que produits biocides ; source: site internet SIMMBAD22 .  

Les noms commerciaux des spécialités biocides autorisées en France sont accessibles à partir du site internet SIMMBAD.

[22] (consulté en juillet et octobre 2015). http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

[23] Du fait du grand nombre de préparations contenant le biocide «acétamipride», ces produits sont présentés sous la forme d'un tableau situé en fin de document.   

[24] “Sticker anti mouches fenêtres” par JASOL SAS, « MAXFORCE PLATIN” par BAYER SAS et «Pesguard CT 2.6” par Sumitomo Chemical (UK) PLC.  

[25] « Boites Fourmis Gel », « Fourmilières », « MAXFORCE FUSION », « Maxforce Prime », « Maxforce Quantum », « Premise Gel Blattes », « QUICK BAYT », « QUICK BAYT SPRAY » et « Tubes Fourmis Gel » de Bayer SAS ; « CATCH TECHNO contaminateurs cafards » de CT Diffusion SAS ; « ANTI CAFARDS ET BLATTES SERINGUE » de EAU ECARLATE SAS ; « FLYGUARD PRO ECO » de LAB Snc ; « ECOGEL CAFARDS », « ECOGEL CAFARDS IGR », « ECOGEL CAFARDS PIEGE IGR”, “ECOGEL FOURMIS », « ECOGEL FOURMIS IGR » et « ECOGEL FOURMIS PIEGE IGR » de Laboratorio Econovar ; « Digrain gel blattes IGR » et « GEL AUROUZE IGR » de LODI SAS ; « ANTI CAFARDS GEL », « ANTI CAFARDS PIÈGE », « ANTI FOURMIS GEL », « ANTI FOURMIS PIÈGE », « Magnum Gel cafards », « Magnum Gel Cafards IGR », « Magnum Gel fourmis » et « Magnum Gel Fourmis IGR » de Mylva SA ; « NF GEL MITCHELL » de PROVETO ; « BAYGON ANTI-MOUCHES STICKERS VITRE -FORME ABSTRAITE », « Paral RAID ? AUTOCOLLANT ANTI-MOUCHES (Forme Soleil) » et « RAID Anti-Mouches -Forme fleur » de SC JOHNSON S.A.S. ; « imidafast », « imidaforte gel ants », « imidajet », « Imidasect », « Imidasect ants », « KELT FLY BAIT », « roaches”, “SOFAST », « sofast”, et “SOJET » de SHARDA EUROPE BVBA ; « GEL KING 2010 anti blattes » de « SICO ; « KA TUE Gel Anti-Cafards » et « KA TUE GEL ANTI-CAFARDS » de SOTASBAG ; « Gel Micro-Mouches » et « Gel Tue-Mouche » de SPRING ; « AEDES Gel Blattes », « AEDEX Gel Blattes », « AEDEX GEL PRO »et « KELT FLY BAIT PLUS » de ZAPI S.p.A.

[26] «AGITA A1 WG» et «AGITA 1 GB» par Novartis Santé Animale S.A.S et «Xylophène Professionnel T 2000» par Dyrup SAS.       

Utilisations

UTILISATIONS
DIVERSITE D'UTILISATIONS DES SUBSTANCES NEONICOTINOÏDES

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En France, les néonicotinoïdes sont exclusivement employés pour leurs propriétés phytosanitaires et biocides27 . Lors de cette étude, aucune autre utilisation de ces substances n'a été identifiée : par exemple, en France, les substances néonicotinoïdes ne sont pas répertoriées comme produit pharmaceutique.

Depuis le début des années 1990, les différentes substances actives néonicotinoïdes ont été introduites graduellement sur le marché (cf. Tableau 10 ci-après). De plus, les réglementations (nationales ou européennes en ce qui concerne la France) ont évolué depuis la mise sur le marché de ces substances : des retraits d'autorisation de mise sur le marché ont notamment été prononcés. Par conséquent, les utilisations de ces molécules ont changé depuis leur mise sur le marché.

Les paragraphes ci-après présentent ainsi l'état actuel des utilisations de ces substances.

Tableau 10. Date d'introduction sur le marché mondial des substances néonicotinoidiennes ; d'après Bass et al., 2015.

[27] Selon la réglementation exposée au §1.3.1, en France seules trois substances néonicotinoïdes ont à la fois des utilisations biocide et phytosanitaire : l'acétamipride, l'imidaclopride et le thiaméthoxame.

PRODUITS PHYTOSANITAIRES

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Au niveau international

Selon Bonmatin et al. (2015) les néonicotinoïdes sont employés pour leurs propriétés insecticides en utilisant une grande variété de méthodes allant des pulvérisations foliaires au traitement des semences et des sols. Cependant, il est estimé qu'environ 60 % de toutes les applications de néonicotinoïdes dans le monde sont des traitements de semences ou de sol (Jeschke et al., 2011 cité par Bonmatin et al., 2014).

De même, Casida et Durkin (2013) avancent qu'au niveau mondial, en 2010, les néonicotinoïdes étaient principalement utilisés pour la culture du maïs.

Au niveau français

Concernant les usages phytosanitaires des néonicotinoïdes, un grand nombre de produits (68) sont autorisés en France (cf. Tableau 11) : ces produits sont essentiellement destinés à la destruction des ravageurs des cultures.

Tableau 11. Principales cultures et cibles des traitements phytosanitaires autorisés en France par les substances néonicotinoïdes; source: site internet e-phy28 .   

[28] (consulté en juillet 2015). http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

Ce tableau des utilisations possible des néonicotinoïdes illustre une grande variété tant au niveau des cultures traitées que des ravageurs ciblés, néanmoins rappelons que, comme déjà indiqué précédemment, le principal usage phytosanitaire des substances néonicotinoïdes est lié à leur action insecticide pour la protection des grandes cultures (maïs, oléagineux, …).

La Figure 1, ci-après, résume les informations disponibles dans la BNV-d29 quant aux usages phytosanitaires des substances néonicotinoïdes.

Figure 1. Quantités annuelles de substances néonicotinoïdes distribuées en France pour leurs usages phytosanitaires (exprimées en tonnes); source des données: BNV-d.   

D'autre part, les substances néonicotinoïdes sont efficaces sur un grand nombre de ravageurs et présentent, pour certaines d'entre elles une bonne persistance environnementale (cf. Tableau 12), y compris pour les semences traitées (Borde et al., 2010 ; Rouas et al., 2005).

[29] Mise en place en 2009, la BNV-d (Banque nationale des ventes de produits phytosanitaires pour les distributeurs) est la base de données qui rassemble les informations déclarées par les distributeurs de produits phytosanitaires suite à la mise en place de la redevance pour pollutions diffuses. Cette redevance répond aux exigences de la loi sur l'eau de décembre 2006. Les données utilisées ici ont été extraites le 24/02/2015.

Tableau 12. Persistance environnementale des néonicotinoïdes exprimée par leur DT50 30 dans les sols, d'après Morissey et al. (2015) reprenant des données du Pesticide Products Database (PPDB).

A titre d'illustration, en 2013, la somme des quantités de substances néonicotinoïdes vendues à visée phytosanitaire représentait plus de 14 % de l'ensemble des quantités de phytosanitaires employées en France pour un usage insecticide31 contre plus de 5 % en 2010.

PRODUITS BIOCIDES

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Concernant les usages biocides des néonicotinoïdes, un grand nombre de produits (228) sont autorisés en France (cf. Tableau 13) : ces produits sont essentiellement destinés à la destruction/répulsion d'insectes et autres arthropodes.

Lors de cette étude, il n'a pas été identifié de chiffres concernant les quantités de biocides néonicotinoïdes produites ou employées en France. Néanmoins, SIMMBAD, l'inventaire des produits et des quantités commercialisées existe mais n'est pas librement disponible à la consultation.

[30] La DT50 correspond à la durée au bout de laquelle la moitié de la quantité initiale d'une substance utilisée a été détruite.

[31] La somme totale des quantités de substances actives vendues en France en 2013 pour l'ensemble des insecticides+acaricides est issue de la BNV-d et atteint 2 689 tonnes et 2 038 tonnes en 2010 (Le Gall et al., 2015).

Tableau 13. Principaux types de produits et cibles des traitements biocides autorisés en France par les substances néonicotinoïdes; source: site internet SIMMBAD32 .   

[32] Selon le site Grand public » de SIMMBAD qui répertorie l'ensemble des produits biocides qui ont été déclarés et dont la déclaration a été acceptée ainsi que les produits bénéficiant d'une AMM 98/8/CE (?). https://simmbad.fr/public/servlet/accueilGrandPublic.html

Rejets dans l’environnement

Sources naturelles

FTE 2015 Importer

Les néonicotinoïdes sont exclusivement des substances d'origine anthopique issues de la recherche sur les insecticides menée depuis le milieu des années 70 (Jeschke et Nauen, 2005) : il n'y a donc pas de source naturelle pour ces produits phytosanitaires ou biocides.

Sources non-intentionelles

FTE 2015 Importer

Les substances néonicotinoïdes ne sont (ou n'ont été) employées que pour leur propriétés phytosanitaires ou bien biocides : il n'y a donc pas de source non-intentionnelle de néonicotinoïdes à l'environnement.

Émissions anthropiques totales

FTE 2015 Importer

En première estimation, les émissions anthropiques totales peuvent être approchées par les utilisations phytosanitaires de ces substances (près de 400 tonnes en 2013, cf. §2.2.2). Néanmoins, mêmes si ces usages sont principalement dirigés vers les sols et les plantes, il est difficile d'identifier le ou les milieu(x) récepteur(s) de ces émissions (atmosphère, eaux ou sols).

Rejets dans l'environnement

FTE 2015 Importer

Pour les néonicotinoïdes, aucune source naturelle n'a été identifiée. Les rejets dans l'environnement sont donc localisés aux zones d'utilisation de ces substances et potentiellement, mais dans une bien moindre mesure, aux sites de formulation, d'empaquetage et/ou de stockage.

Pollutions historiques et accidentelles

FTE 2015 Importer

Lors de cette étude, aucune information sur une éventuelle pollution historique et/ou accidentelle n'a été identifiée.

Présence environnementale

Atmosphère

FTE 2015 Importer

Selon Bonmatin et al. (2015) les néonicotinoïdes se distinguent des autres pesticides systémiques par des pressions de vapeur 33 peu élevées, ce qui indique une très faible propension à la volatilisation post-traitement de ces molécules.

Néanmoins, selon Greatti et al. (2003) l'utilisation de semences enrobées de nicotinoïdes pourrait générer l'émission atmosphérique de poussières contaminées (par des phénomènes d'abrasion lors de l'enrobage se déroulant à l'intérieur des semoirs pneumatiques) et ainsi des teneurs notables de ces substances dans la phase particulaire aérienne à proximité des lieux de production et d'utilisation des semences enrobées.

En France, des recherches de substances néonicotinoïdes dans le compartiment aérien ont été entreprises à titre expérimental ces dernières années par certaines AASQA36 .

A l'occasion de la rédaction de ce document, il n'a pas été possible d'identifier des données pouvant prétendre à la généralisation des valeurs observées à l'échelle du territoire français.

[35] (consulté en octobre 2015). http://www.observatoire-eau-bretagne.fr/Tableaux-de-bord-interactifs/Eaux-de-surface/Pesticides

[36] Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air.

Néanmoins, des valeurs, de l'ordre de quelques nano grammes par mètre cube d'air, ont été rapportées pour l'imidaclopride en région PACA en 2012 (AirPACA, 2013). De même, des valeurs de l'ordre de quelques dixièmes de nano grammes par mètre cube d'air ont également été rapportées pour le thiaclopride en région Rhône-Alpes en 2012 (Air Rhône-Alpes, 2013).

Aquatique

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Selon Anderson et al. (2015) les néonicotinoïdes présentent une faible volatilité. De plus, selon Morrisey et al. (2015) ces substances présentent simultanément une forte solubilité et de faibles coefficients de partage organique/eau : sans pouvoir la quantifier, ces données suggèrent néanmoins une pénétration préférentielle post-traitement de ces substances dans le milieu aquatique.

Armbrust et Peeler (2002) soulignent quant à eux le rôle du ruissellement après des évènements pluvieux, relatif à l'introduction de ces substances dans les eaux de surface.

Lorsque ces substances atteignent le milieu aquatique, leur comportement peut être déduit de leurs propriétés physico-chimiques (cf. Tableau 14 ci-après).

[33] La pression de vapeur correspond à la pression qu'exercent, à une température donnée, les vapeurs d'un liquide d'un récipient clos qui le contient : plus cette valeur est importante, plus le liquide s'évapore facilement et se diffuse dans l'atmosphère.

Tableau 14. Propriétés physico-chimiques des substances néonicotinoïdes en lien avec leur comportement dans le compatiement aquatique (d'après le site web PPDB).

De façon générale, les substances néonicotinoïdes semblent présenter des solubilités importantes et une persistance élevée dans le compartiment aquatique.

Suite aux traitements foliaires de culture par ces substances et à l'occasion d'épisodes pluvieux, il est donc possible qu'une part significative des quantités employées soit lessivée et entrainée vers les eaux.

En France, des recherches de substances néonicotinoïdes dans les eaux de surface ont été entreprises ces dernières années, notamment par les Agences de l'Eau. Globalement, parmi les substances néonicotinoïdes recherchées seul l'imidaclopride semble observé avec une fréquence de détection de l'ordre de quelques pourcents (Eau Adour-Garonne, 2013 ; Pacteau et Sudraud, non daté).

Néanmoins, selon le Commissariat Général ou Développement Durable (2015), l'année 2013 (dernière année pour laquelle les données ont été exploitées à la date de la rédaction de la note de synthèse en question) se démarque des années précédentes par la présence plus marquée dans les cours d'eau de France métropolitaine d'imidaclopride (en 2013, cette substance apparait ainsi pour la première fois dans la liste des 15 substances les plus détectées dans les cours d'eau de France métropolitaine).

A titre d'exemple, citons le site internet de l'observatoire de l'eau de Bretagne35 qui donne accès aux informations quant à la présence de pesticides dans les cours d'eau bretons. Sur ce territoire, on dénombre plusieurs centaines d'analyses dédiées aux substances néonicotinoïdes par an : parmi les néonicotinoïdes recherchés, seul l'imidaclopride est ainsi quantifié à des concentrations supérieures à 0,1 µg.L-1 .

Terrestre

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Le Tableau 12, déjà présenté au §2.2.2, illustre la persistance importante dans les sols des substances néonicotinoïdes.

[34] La persistance dans le milieu aquatique ou temps de demi-vie (DT50) est évaluée par le temps de dégradation ou la dissipation de 50% de la substance active présente dans le milieu.  

Lors de la rédaction de cette fiche, il n'a pas été possible d'identifier des mesures de concentration de substances néonicotinoïdes dans le milieu terrestre.

Perspectives de réduction

Réduction des rejets

REDUCTION DES EMISSIONS DE NEONICOTINOÏDES

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L'usage principalement agricole des substances néonicotinoïdes limite les possibilités de réduction des rejets a posteriori. En effet, en plein champ, les eaux de ruissellement ne sont généralement pas récupérées (aucun traitement n'est donc envisageable).

L'essentiel des possibilités de réduction des rejets passe donc par la réduction à la source ou de meilleures conditions pour l'utilisation des substances et/ou leur substitution.

Alternatives aux usages

ALTERNATIVES AUX USAGES DE NEONICOTINOÏDES

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Il semble difficile de trouver un unique produit de substitution pour remplacer les néonicotinoïdes et ce, sur l'ensemble des cultures et des usages concernés. En revanche, pratique par pratique, des traitements équivalents ayant recours à d'autres produits phytosanitaires peuvent être proposés : les correspondances sont listées, par exemple, dans l'index phytosanitaire (publication ACTA remise à jour annuellement).

Ainsi, pour lutter contre le taupin37 du maïs, Wilde et al. (2004) et Ferro et Furlan (2012) ont, par exemple, observés que les insecticides pyréthrinoïdiens et organophosphorés peuvent être employés en remplacement des néonicotinoïdes.

Ainsi, la substitution des substances néonicotinoïdes par d'autres molécules ne semble pas poser de problème technique. En revanche, il convient de veiller à ce que la substitution d'un néonicotinoïde donné n'implique pas un recours accru à une autre substance néonicotinoïde, ou à une substance présentant des risques équivalents (voire plus élevés) pour la santé et pour l'environnement.

D'autre part, d'autres stratégies de protection des cultures (listées par European Parliament 2012 et Furlan et Kreutzweiser, 2014) peuvent également être employées afin de réduire, voire de substituer, le recours à des traitements phytosanitaires, notamment :

-La lutte biologique par exemple à travers l'emploi de nématodes38 contre la chrysomèle39 ;

[37] Selon le site (consulté en septembre 2015), le taupin désigne un insecte coléoptère dont les larves causent des dommages aux cultures. www.gerbeaud.com

  • La rotation des cultures afin de limiter la pression des insectes ravageurs (par exemple, la chrysomèle des racines du maïs étant spécifique de cette culture, écarter sa source alimentaire revient à l'éradiquer ) ; 39
  • La surveillance de la pression de ravageurs afin de mettre en place au cas par cas des cultures peu sensibles40 ;
  • La modification du calendrier de traitement des sols afin de mettre en place les cultures lorsque la pression des ravageurs est moins forte (en fonction des spécificités du cycle de vie de ces derniers) ;
  • L'utilisation de culture et/ou d'espèces végétales peu sensibles aux ravageurs ;

Certains auteurs (notamment Furlan et Kreutzweiser, 2014) proposent, sur la base de retours d'expériences issus de l'observation de quelques cas concrets, une approche originale « d'assurance récolte », où les producteurs pourraient contracter une assurance en lieu et place de l'utilisation des insecticides dans le sol : cette assurance leur offrirait une compensation financière lorsque les pertes de rendement liées aux ravageurs seraient avérées. Néanmoins, lors de la rédaction de cette fiche, la réalité de la mise en place d'un tel système de prévoyance à grande échelle n'a pas été identifiée.

Néanmoins, comme souligné par Furlan et Kreutzweiser (2014), l'adoption de ces techniques alternatives à l'utilisation de substances néonicotinoïdes nécessite un renforcement de l'effort de formation des agriculteurs par les organismes publics ou interprofessionnels. Ceci pourrait par exemple se traduire par l'abandon des cultures à risque dans les zones où le professionnel a identifié les signes d'un risque d'infestation. De plus, une évolution réglementaire pourrait également encourager un plus large recours aux solutions alternatives.

[38] Selon le site (consulté en septembre 2015), les nématodes sont employés en lutte biologique contre les insectes ravageurs qui vivent dans le sol : c'est au stade larvaire que les nématodes infestent leurs proies provoquant la mort par septicémie. http://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/nematodes-auxiliaires-lutte-biologique,1435.html

[39] Selon le site (consulté en septembre 2015), la chrysomèle est un coléoptère ravageur des cultures (notamment de maïs pour Diabrotica virgifera virgifera dit chrysomèle des racines du maïs) : ses larves s'attaquent aux racines des végétaux pour se nourrir. http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/cultures/inv_le_mais/insecticides_1/la_chrysomele_ravageur_du_mais.html

[40] En fonction du ravageur rencontré, selon Furlan et Kreutzweiser (2014) et Furlan et al. (2001) des pièges à phéromones pour le taupin et le ver-gris noir de la noctuelle baignée ou selon Schaub et al. (2011) des pièges collant pour la chrysomèle des racines du maïs peuvent être employés pour cette surveillance. De plus, cette observation peut également être couplée avec un modèle informatique de développement des ravageurs afin d'accroître encore la qualité de la prévision.

Il semble difficile de trouver un unique produit de substitution pour remplacer les néonicotinoïdes et ce, sur l'ensemble des usages biocides concernés. En revanche, pratique par pratique, des traitements équivalents ayant recours à d'autres produits biocides peuvent être proposés.

Par exemple, pour combattre les moustiques adultes, CNEV (2014) indique que la substance active spinosad (C41H65NO10 + C42H67NO10) présente la même action biologique que les substances néonicotinoïdes.

D'autre part, Tetreau (2012) rapporte également l'utilisation de Bti (Bacillus thuringiensis var. israelensis) pour contrôler les populations de moustiques : l'utilisation de cette bactérie illustre donc l'existence d'alternatives « non-chimiques » à certaines utilisations des néonicotinoïdes en tant que biocide.

Du fait du grand nombre de substituts (voire de techniques alternatives) possibles à l'usage à visées phytosanitaires ou biocides des néonicotinoïdes il apparait difficile de chiffrer le coût de la substitution.

Au sujet de la lutte phytosanitaire contre le taupin du maïs, en 2013, Arvalis indiquait par exemple que des produits alternatifs à un produit contenant la substance néonicotinoïde thiaclopride étaient disponibles à des coûts proches voire moindres (produits basés sur les substances pyréthrinoïdiennes tefluthrine et cypermethrine ou sur la substance organo-phosphorée chlorpyriphos-éthyl41).

Néanmoins d'autres sources, indiquent que l'interdiction des néonicotinoïdes entrainerait des baisses de rendement pour les cultures concernées42 ; notamment pour les oléagineux43 .

[41] A ce jour et depuis 2013, les produits contenant du chlorpyriphos-éthyl ne sont plus autorisés à la vente en France.

[42] Site internet agriculture et environnement () consulté en septembre 2015. http://www.agriculture-environnement.fr/a-la-une/nouvelle-offensive-contre-les

[43] Site internet () consulté en septembre 2015. http://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/appros-phytosanitaire/article/une-baisse-de-la-production-europeenne-en-2015-216-107803.html

Sur quelques cas concrets (notamment le cas de la lutte contre le taupin sur des cultures de maïs en Italie) certains auteurs (Furlan et al., 2014 ; van der Sluijs et al., 2014) ont calculé que le coût des traitements généralisés sur l'ensemble des parcelles cultivées à l'aide de substances néonicotinoïdes est souvent supérieur aux coûts des dommages supportés par les cultures (réensemencement nécessaire, retard et perte de rendement des cultures, …). Comme déjà exposé au § 5.2.1, face à cette situation, Furlan et Kreutzweiser (2014) proposent la mise en place d'un programme « d'assurance récolte ». Rappelons néanmoins que, lors de la rédaction de cette fiche, la réalité de la mise en place d'un tel système de prévoyance à grande échelle n'a pas été identifiée.

Conclusion

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A ce jour, en France, les substances néonicotinoïdes sont principalement employées dans le domaine agricole pour protéger les cultures contre certains insectes. Dans ce secteur, la faible diversité des utilisations de ces molécules constitue donc un critère facilitant une éventuelle substitution de ces substances par d'autres produits phytosanitaires (voire par des techniques alternatives de traitements des cultures).

Néanmoins, l'abandon de l'utilisation de ces substances pourrait avoir des conséquences en termes de baisse de rendement des cultures. Face à cette situation, un recours plus systématique à la surveillance de la pression des ravageurs pourrait apporter des éléments de décision quant à une gestion des cultures plus fine basée sur une approche coûts/bénéfices des solutions agronomiques déployées.

Bibliographie

Documents

PDF
153719-23-4 -- Thiaméthoxam -- FTE
Publié le 30/03/2016